Contrôle des investissements étrangers en France : le rôle structurant de la DG Trésor

Relians, conseil stratégique des transactions sensibles en France

Un pilier central du contrôle des investissements étrangers en Franc

Le contrôle des investissements étrangers en France constitue aujourd’hui un élément clé de la souveraineté économique.

En confiant ce dispositif au ministère de l’Économie et des Finances, le législateur a fait un choix à la fois stratégique et symbolique : préserver la liberté d’investir tout en garantissant que l’intérêt national soit protégé lorsque des secteurs sensibles sont en jeu.

Le contrôle des investissements étrangers en France s’inscrit ainsi dans un équilibre subtil entre ouverture économique et protection des actifs stratégiques.

Pourquoi le ministère de l’Économie pilote le contrôle des investissements étrangers en France

Une question revient souvent : pourquoi le contrôle des investissements étrangers en France relève-t-il du ministère de l’Économie, et non d’un ministère régalien comme la Défense ou l’Intérieur ?

La réponse tient à la philosophie du dispositif.

Le point de départ reste la liberté d’investissement. Le contrôle constitue une exception, activée uniquement lorsque des intérêts fondamentaux sont susceptibles d’être affectés.

Le pilotage par le ministère de l’Économie permet de maintenir une logique d’attractivité et de dialogue avec les investisseurs.

Ce modèle s’inscrit dans une tradition partagée par d’autres grandes économies :
• aux États-Unis, avec le CFIUS piloté par le Treasury,
• en Allemagne, via le ministère de l’Économie.

Le message est clair : la France est ouverte, mais vigilante.

La DG Trésor, cœur opérationnel du dispositif

Au sein du ministère, la Direction générale du Trésor joue un rôle central dans le contrôle des investissements étrangers en France.

Elle agit comme :
• un centre d’analyse économique,
• un organe de coordination,
• un interlocuteur privilégié des investisseurs.

Sa force repose sur une connaissance fine :
• des chaînes de valeur,
• du tissu industriel,
• des enjeux financiers des opérations.

Cette expertise permet d’éviter deux écueils :
• bloquer des investissements nécessaires à la croissance,
• ou sous-estimer des risques stratégiques.

Le bureau CIEF : la mécanique opérationnelle

Depuis la réforme de 2019, le contrôle des investissements étrangers en France s’appuie sur un bureau dédié au sein de la DG Trésor : le CIEF.

Ce bureau est chargé :
• d’instruire les dossiers,
• de coordonner les analyses interministérielles,
• de préparer les décisions du ministre.

Les équipes sont pluridisciplinaires :
économistes, juristes, ingénieurs.

Le contrôle des investissements étrangers en France repose donc sur une approche technique et transversale.

Le SISSE : détecter les risques en amont

Le dispositif ne commence pas au moment du dépôt d’un dossier.

Le Service de l’information stratégique et de la sécurité économiques (SISSE) joue un rôle de veille essentiel.

Il identifie :
• les signaux faibles,
• les opérations sensibles en préparation,
• les acteurs étrangers actifs sur des secteurs stratégiques.

Le contrôle des investissements étrangers en France s’inscrit ainsi dans une logique anticipative.

Une procédure structurée et efficace

L’instruction d’un dossier suit une logique claire en trois étapes :

1. Qualification de l’opération

Le CIEF détermine si l’opération relève du contrôle des investissements étrangers en France.

2. Analyse des risques

Les administrations concernées évaluent les impacts potentiels sur :
• la sécurité nationale,
• l’ordre public,
• les intérêts stratégiques.

3. Décision

Le ministre peut :
• autoriser l’opération,
• l’autoriser sous conditions,
• ou la refuser.

Le principe de proportionnalité est central : sécuriser sans bloquer.

Une logique interministérielle au cœur du dispositif

Le contrôle des investissements étrangers en France repose sur une coordination étroite entre administrations.

Selon les dossiers, peuvent intervenir :
• le ministère des Armées,
• le ministère de la Transition écologique,
• l’ANSSI,
• le SGDSN.

Cette approche garantit une analyse complète des risques.

Elle constitue l’une des forces majeures du dispositif français.

Le suivi des engagements : une dimension essentielle

Le contrôle ne s’arrête pas à la décision.

Les autorisations sont souvent assorties d’engagements :
• maintien d’activités en France,
• protection des données,
• organisation de la gouvernance.

Ces engagements font l’objet d’un suivi actif :
• reportings réguliers,
• échanges avec l’administration,
• contrôles ciblés.

Le contrôle des investissements étrangers en France est un processus dans la durée.

Une insertion dans un cadre européen et international

Depuis 2020, le contrôle des investissements étrangers en France s’inscrit également dans un cadre européen.

La DG Trésor, via le CIEF, agit comme point de contact avec les autres États membres et la Commission.

Le contrôle devient progressivement un mécanisme coordonné à l’échelle européenne.

Un dispositif en constante adaptation

Le contrôle des investissements étrangers en France évolue en permanence.

Plusieurs défis structurent son évolution :
• complexification des montages financiers,
• émergence de nouvelles technologies sensibles,
• intensification des tensions géopolitiques.

Cela conduit à :
• renforcer les moyens du CIEF,
• améliorer les outils d’analyse,
• anticiper davantage les risques.

Une logique d’équilibre entre marché et souveraineté

Le choix institutionnel français repose sur une idée simple :

ouvrir l’économie tout en protégeant ce qui est stratégique.

Le contrôle des investissements étrangers en France incarne cet équilibre :
• une approche économique dans la forme,
• une vigilance régalienne dans le fond.

Cette combinaison en fait aujourd’hui l’un des dispositifs les plus structurés en Europe.

Pourquoi cette analyse ne peut pas être uniquement théorique

En pratique, l’application des critères du contrôle des investissements étrangers en France ne se limite pas à une lecture juridique des textes.

Elle suppose une analyse fine de la structuration de l’investissement, de la réalité opérationnelle des activités exercées et de la manière dont l’administration est susceptible d’apprécier l’opération.

Dans de nombreuses transactions, la qualification n’est pas évidente.

Certaines situations intermédiaires — activités hybrides, chaînes de contrôle complexes, technologies sensibles indirectes — rendent l’analyse incertaine.

Cette zone d’incertitude est déterminante.

C’est à ce stade que se joue la sécurisation de l’opération, la maîtrise du calendrier et, plus largement, la crédibilité de l’acquéreur dans un processus compétitif.

Notre conseil « Vérifier en amont si une opération est susceptible d’entrer dans le champ du contrôle permet d’éviter des ajustements tardifs et des risques de blocage en phase critique« .

Comprendre le contrôle des investissements étrangers pour sécuriser une transaction

Le contrôle des investissements étrangers repose sur un cadre juridique structuré, fondé sur des critères précis ( présence d’un investisseur étranger, d’un investissement dans une entreprise française, d’une activité sensible) permettant de déterminer si une opération est soumise à autorisation préalable.
Mais, en pratique, ses implications dépassent largement la seule analyse réglementaire.

Dans les opérations impliquant des actifs sensibles, ce dispositif influence directement la faisabilité d’une transaction, son calendrier, sa structuration et la crédibilité d’une offre dans un environnement compétitif.

Une analyse approfondie de ces enjeux est développée dans l’ouvrage de référence :

IEF – Le contrôle des investissements étrangers en France (2e édition)

 

IEF - Le contrôle des investissements étrangers en France
IEF – Le contrôle des investissements étrangers en France

Auteur : Pascal DUPEYRAT
Éditeur : RELIANS
Parution : 2025
EAN : 9782958452032

Cet ouvrage propose une lecture à la fois juridique et stratégique du dispositif, directement applicable aux opérations de M&A et aux transactions exposées à des enjeux de sécurité économique.

Du cadre juridique à la logique transactionnelle

La qualification juridique constitue une étape nécessaire, mais elle ne suffit pas à sécuriser une opération.

En pratique, le contrôle des investissements étrangers s’inscrit dans une logique plus large, où les contraintes réglementaires, institutionnelles et politiques interagissent avec les paramètres économiques et stratégiques de la transaction.

L’enjeu n’est pas d’accélérer artificiellement la procédure, mais d’intégrer ces contraintes dès la phase amont afin d’éviter les points de friction susceptibles d’affecter l’exécution.

Relians — Sécuriser votre acquisition en secteur sensible

Sécuriser une acquisition en secteur sensible ne consiste pas uniquement à constituer un dossier conforme.

La faisabilité d’une opération dépend de sa capacité à être acceptée dans un environnement réglementaire, institutionnel et politique donné.

Cela suppose :

• d’anticiper les attentes réelles de l’État
• d’identifier les points de blocage potentiels
• de comprendre les conditions de déclenchement de certains contrôles
• de structurer l’opération en conséquence
• et de piloter la relation avec l’administration tout au long de l’instruction

« Une acquisition en secteur sensible ne se subit pas. Elle se construit et se pilote ».

Relians — Evaluer votre exposition réelle avant engagement

Chaque opération d’investissement étranger en France présente un niveau de risque spécifique, qui ne se limite pas à la conformité juridique.

Le point déterminant réside dans la perception réelle de l’opération par les autorités.

Avant d’engager ou de poursuivre une transaction, il est essentiel de qualifier rapidement :

• la sensibilité réelle de l’activité
• le profil de l’investisseur dans son contexte géopolitique
• la structuration de l’investissement envisagé
• les points de tension susceptibles d’émerger en instruction
• le risque de conditions contraignantes, de sanctions ou de blocage

Certaines opérations échouent non pas parce qu’elles sont interdites, mais parce que leur niveau de risque a été insuffisamment anticipé.

Accéder au diagnostic stratégique

Diagnostic stratégique en FDI screening et transactions sensibles proposé par Relians
Diagnostic stratégique – transactions sensibles

Relians — Intervenir pour vous garantir l’exécution de la transaction

Dans de nombreuses opérations, le risque n’est pas visible immédiatement.

Il apparaît en cours d’instruction, lorsque l’analyse évolue au regard de l’investisseur, de l’investissement ou de l’activité.

C’est à ce moment que se joue la bascule entre :

→ une opération réalisable
→ une opération bloquée
→ ou une opération acceptée sous conditions contraignantes

Nous intervenons notamment lorsque :

• le profil de l’investisseur devient un facteur de risque
• la structuration de l’investissement soulève des interrogations
• le secteur concerné entraîne un durcissement de l’analyse
• la dynamique d’instruction crée des incertitudes

Échanger de manière confidentielle sur votre opération

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“Dans les opérations sensibles, la réussite repose sur la capacité à rendre l’investissement acceptable avant même qu’il ne soit instruit.”

 

Cabinet RELIANS, conseil stratégique spécialisé dans les transactions internationales exposées au contrôle des investissements étrangers et aux enjeux de sécurité économique.
Relians – Conseil stratégique des transaction sensibles